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25 ans, en surpoids, et atteinte d’un SOPK

J'ai découvert que j'étais atteinte du SOPK à 25 ans

Salut c’est Sarah, oui tu sais la deuxième tête de Femmes Attitude.
Premier article pour moi sur le blog, et bien entendu j’ai voulu sortir de ma zone de confort pour ce premier défi !

Je vais donc évoquer, ici, une période compliquée de ma vie, une maladie peu connue, le syndrome des ovaires polykystiques.

Mais d’abord, c’est quoi le SOPK ?

Le syndrome des ovaires polykystiques est une maladie provoquant un dérèglement hormonal d’origine ovarienne ou au niveau du système central (ton cerveau en somme).

En clair, ce syndrome provoque un dérèglement de ton cycle menstruel, et donc de ta fertilité. En effet, aujourd’hui, c’est la première cause d’infertilité en France. 1 femme sur 10, est atteinte par ce syndrome idem que l’Endométriose.

25 ans, obèse, et atteinte d’un SOPK

Après plusieurs effets Yoyo au niveau du poids, une prise de pilule laborieuse, une mise en place de stérilet qui se passe de commentaires, je me suis dit que j’allais tout arrêter… Plus de contraception !
Enfin pour le moment, et autre que le préservatif bien sûr ! 
J’étais depuis peu célibataire, je ne me suis pas longtemps posée la question de laisser mon corps se reposer et surtout faire un retour au naturel.

Je ne voulais plus d’hormone… plus de contraception qui me font des règles qui durent trois semaines (oui oui tu as bien lu 3 semaines !!)

Donc me voilà partie dans l’aventure, Dame Nature… le retour !

Sauf que tout ne s’est pas passé comme prévu.
Premier mois pas de règles… deuxième mois rien non plus. Pas de risque de grossesse donc pas d’inquiétude de ce côté là.
Et puis finalement, je me suis dit que cela devait être le temps que mon corps reprenne ces petits habitudes.

Mais après 4 mois, sans vraiment avoir de cycle, ni aucun symptôme, je vais consulter mon médecin, qu’on appellera ici Dr. Paul !

Me voici donc dans le cabinet de Dr Paul, qui, tout de suite, me demande si j’ai des risques de grossesse. Normal pas de règles pendant un certain temps il faut s’en assurer.
Je lui affirme que ce n’est pas possible, il me dit que je dois faire un bilan hormonal et prendre rendez vous avec ma gynécologue préférée.

Le bilan hormonal fait, je n’y vois aucune anomalie mais je ne suis pas médecin, infirmière, ou biologiste.
Donc pas d’inquiétude mais aucune certitude non plus.

Le rendez vous gynéco

Après quelques semaines, mon rendez-vous chez ma gynécologue préférée. Je lui décris mes symptômes, mes résultats de prise de sang… et en toute décontraction elle me dit : ‘oh bah c’est un SOPK » Un quoi ? Un Syndrome des Ovaires Polykystiques bien sur.

Moi, complètement ignorante, je ne savais pas ce qu’était un SOPK ! Elle n’avait pas l’air si inquiète que ça. Donc je me suis dit “ce n’est rien du tout”.

Mais bon, après deux minutes, j’ai commencé à lui poser des questions. Elle m’a donc expliqué comment « fonctionnait » ce syndrome et qu’effectivement il y a une possibilité d’infertilité mais on ne peut être sûr de rien, tant que je n’ai pas essayé d’avoir des enfants. Elle m’explique également que certaines femmes n’ont pas leur règle pendant plus de six mois et qu’elles ont réussi à avoir des enfants. Donc si jamais c’était un projet dans ma vie, on verrait à ce moment là. Mais pour l’instant aucune inquiétude. Elle me dit en rigolant “profitez-en, vous faites des économies !”

J’ai trouvé ça super qu’elle dédramatise le diagnostic. Après je pense qu’elle n’aurait pas réagi de la même façon si elle était en face d’une autre patiente. Cela fait maintenant plus de deux ans que je vais la consulter et donc elle sait parfaitement que je ne vais pas m’inquiéter plus que ça.

La question du poids

Par contre, la partie la moins sympa de ce rendez vous, comme tout rendez vous médical d’ailleurs, c’est quand le médecin vient à me parler de mon poids.
Et là, ça se complique.

Ma gynéco m’explique qu’en perdant du poids, le syndrome peut s’atténuer voire disparaître, ceci dit il me fait prendre du poids.

Et là, dans ma tête, ça ne fait qu’un tour… donc en gros tu es en train de me dire que je dois perdre du poids mais qu’en même temps le SOPK favorise la prise de poids.
Ah oui… donc en fait c’est quasi mission impossible ?

Mais en fait, non ce n’est pas mission impossible, c’est mission (presque)possible. Il suffit d’être patiente (oui bien sûr… et comme dirait ma mère, ce n’est pas mon second prénom, mais bon …)

L’acceptation

Après ce rendez vous médical, j’avoue avoir eu des moments “down”, je me suis posée des questions auxquelles je ne m’étais jamais vraiment confronté.

Comme est ce que je peux devenir “mère”, enfin tout du moins naturellement ?
Est ce que je suis prête à perdre du poids pour régler ce « problème » ?
Et si finalement je n’étais pas capable d’avoir d’enfants ?

Enfin vous voyez toutes les questions qu’on peut se poser uniquement lorsqu’on y est confronté.

Mais il a fallu accepter que je n’y pouvais rien du jour au lendemain et que pour l’instant c’était comme ça.

Et j’ai finalement accepté le fait d’avoir un SOPK, que j’avais des problèmes de poids, que j’allais avoir des poils qui ne poussent pas aux bons endroits (oui je parle de vous qui avez pris vos quartiers sur mon menton), à la possibilité de rencontrer des difficultés si je souhaitais avoir des enfants.

Ma mère a été d’un grand soutien dans ce moment assez difficile, et je ne la remercierai jamais assez d’être aussi présente à chaque moment de ma vie.

La grande discussion

Quelques mois après ce diagnostic, j’ai rencontré un homme qui, dès le premier rendez vous, m’a dit qu’il voulait des enfants.
Le barbu (on l’appelera comme ça ici), a déjà vécu avec une femme qui avait une fille et donc, aujourd’hui, ça fait partie de ses plans de vie.

Mon SOPK, est donc, vous vous en doutez, très vite arrivé sur le tapis. Je lui ai expliqué tout en détail. Et je ne voulais pas lui mentir sur ma capacité à avoir des enfants.

Et il l’a accepté ! Aujourd’hui encore, on en parle, nous ne sommes pas pressés, on se laisse le temps.

Mon barbu est lui aussi d’un grand soutien, il accepte chaque défaut, mes poils pas au bon endroit, mes sautes d’humeur, et c’est aussi pour ça que je l’aime.

La petite minute association

Si vous souhaitez plus d’informations sur le syndrome des ovaires polykistiques, je vous conseille de vous rendre sur le site internet de Esp’Opk . Elles font un travail extraordinaire, j’y ai trouvé énormément d’informations pour encore mieux comprendre.
Ca m’a surtout permis de me rendre compte que je n’étais pas toute seule, et c’est super important.
Leur compte Instagram : @association_espop

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2 Commentaires

  • Reply
    Catherine
    23 juin 2020 at 21 h 51 min

    Je me retrouve dans votre parcours… et pour vous rassurer, je suis aujourd’hui l’heureuse Maman de 2 petites filles en pleine forme ! Félicitations pour ce bel article et Plein de belles choses à vous 😊

    • Reply
      Sarah
      23 juin 2020 at 22 h 08 min

      Merci pour votre commentaire ! Vous êtes la première sur ce blog ! Et je suis encore plus heureuse de me rendre compte que mon parcours peut faire écho à d’autres vies. Encore une fois merci.

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